14.07.2008
je crois que ce n'est plus de mon âge
Le week-end dernier, j'ai été dans une fête (une sorte de mini-féria) avec mes potes. Le contexte : un temps frais à tendance pluvieuse, un public soit de 15 ans soit de 50 ans, tous plus ou moins avinés, quelques manèges, des bodégas, de la musique très (trop) forte. Et j'avoue que je me suis royalement fait chier.
Moi qui aimais bien il y a quelques temps sortir dans ces endroits, je ne m'y sens plus à ma place. Je n'arrive plus à me lâcher, à m'éclater, je ne supporte plus d'être bousculée toutes les 5 secondes, je ne supporte plus cette musique super commerciale et sans intérêt. Bref je me sens vieille. Et je n'avais qu'une envie: partir de là (merci à Fabien de m'avoir sauvée, et merci à Lucile d'avoir été là, j'ai été contente de te revoir).
Paradoxalement, dans les férias, les vraies, ce n'est pas la même chose. Peut-être parce que je n'y vais pas avec les mêmes personnes. Peut-être parce que le public n'est pas le même. Peut-être parce que l'ambiance y est très très différente, et qu'on peut y faire des rencontres "intéressantes" et farfelues.
Et maintenant je n'espère plus qu'une chose (du point de vue sorties, ma vie étant loin de se résumer à ça) : qu'on puisse aller à Bayonne.
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23.06.2008
Le tour de France des marches des fiertés
Enfin mon tour de France se limite à deux villes : Toulouse et Paris.
Mes premières Gay Prides, c'était l'an dernier. Toulouse : un grand moment de déconnade et de fête avec des quasi-inconnues à l'époque, qui sont maintenant devenues des amies. Paris : un coup de tête (merci Bourby et Marie), une marche avec une Toulousaine (pour pas perdre mes repères), un leçon de "lesbiannisme" par mes deux acolytes (il faut bien m'instruire), une soirée intéressante dans un bar.
Cette année, le même programme est prévu. A Toulouse, ce fut plus intime, plus rapide, toujours aussi chaud. A Paris, je vais y monter en solo, encore sur un coup de tête. Envie d'une nouvelle expérience, envie de me retrouver avec moi-même.
C'est assez étrange. Ces marches sont loin de représenter ce qu'est vraiment la communauté homo. C'est souvent une caricature. C'est souvent dans l'excès. Ca ressemble parfois à une foire aux bizarreries, avec toues ces personnes qui te regardent passer comme si tu étais une bête curieuse. Mais paradoxalement, je m'y sens bien. C'est peut-être parce que, entourée d'homos, je me sens plus en confiance, j'ai plus confiance en moi. Je ne sais pas. Mais j'ai décidé d'arrêter de réfléchir, et de foncer. Parce que je suis jeune et insouciante (ou presque). Alors je débranche le cerveau et j'y vais. En espérant qu'il fasse beau...
23:30 Publié dans ma vie, my life, mi vida | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.05.2008
Ségolène en a rêvé, les urgences l'ont fait
Je parle de faire raccompagner les femmes fonctionnaires jusqu'à chez elle la nuit, par un policier/gendarme.
Rappel des faits : jeudi 1er mai, j'étais en garde aux urgences pédiatriques. La journée se passe plutôt tranquillement : du boulot mais pas trop ; une super interne (sympa, souriante, humaine) ; une chef à l'air de butch, dure mais formatrice ; un co-externe que je ne peux pas blairer mais que je na'ai quasiment pas vu ; une petite fille qui m'a fait un dessin ; des compliments de la part de l'interne et de la chef.
A minuit, la chef me dit de rentrer chez moi, que c'est l'autre externe qui finira la nuit. Elle me dit d'être prudente en rentrant et là je réponds "je risque rien, je rentre à pieds". Erreur fatale. La chef me dit que c'est pas possible, qu'il va falloir me raccompagner. L'interne propose de me prêter sa voiture pour rentrer. La chef appelle la surveillante, qui appelle les vigiles pour qu'un d'entre eux me ramène (et c'est ce qui s'est passé).
Je me suis sentie tellement mal d'être raccompagnée, surtout que je n'avais que l'hôpital à traverser, que c'est un quartier calme. Déranger quelqu'un pour ça, j'ai trouvé ça ridicule. Et c'était sûrement une première. Mais au moins ça a bien fait rire ma coloc.
15:40 Publié dans médecine et psychologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


